Lors du 800e anniversaire de la cathédrale, en 1963, le Trésor bénéficia d’une nouvelle muséographie, respectant le cadre et le mobilier voulus au XIXesiècle par ses réalisateurs, en particulier Eugène-Emmanuel VIOLLET-LE-DUC.
Trésor. Le mot ne laisse pas indifférent. Son côté mystérieux prévaut, accrochant, intriguant, séduisant, fascinant. Comme plus de deux cent cinquante trésors de cathédrales, églises et abbayes de France ouverts au public, le Trésor de Notre-Dame de Paris est un témoin privilégié d’Art et d’Histoire, témoin de mémoire spirituelle.
Assemblé progressivement depuis les origines de la cathédrale, le Trésor de Notre-Dame est à la fin du XVIIIe siècle l’un des plus faste d’Europe. Anéanti à la Révolution, reconstitué aux lendemains du Concordat, il bénéficiera du rétablissement des grandes cérémonies officielles, des dons de l’Empire et de la Restauration et héritera d’insignes reliques sauvées du Trésor de la Sainte-Chapelle. À nouveau saccagé aux émeutes de 1830 et 1831, recréé au milieu du XIXe siècle sous la plume et les desseins de Viollet-le-Duc, enrichi sans cesse depuis, le Trésor de Notre-Dame a aujourd’hui, fait rare, pleinement gardé sa vocation première : la conservation des objets précieux affectés à la liturgie tout en maintenant leur caractère sacré.
Chaque année, près de 400 000 visiteurs s’y pressent pour saisir ce parcours historique dans l’art sacré et l’orfèvrerie religieuse du XIIIe au XXIe siècle.
Ce projet de nouvelle muséographie a été conçu par la Cathédrale Notre-Dame de Paris et les services du Ministère de la Culture – DRAC Île-de-France. L’étude et la réalisation ont été confiées à la société Aïnu avec l’assistance de Benoit Ferré, architecte du clergé affectataire.
Financés par l’association Notre-Dame de Paris 2013, avec le soutien du Chapitre cathédral et de mécènes privés, les travaux ont été réalisés du 9 janvier au 10 février 2012.
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