Rénovation de l’éclairage intérieur

©A.Zadikian

À l’approche des 850 ans de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le clergé a souhaité inscrire la rénovation de l’éclairage intérieur sur la liste des chantiers qui seront réalisés à l’occasion et en vue de cet anniversaire. Ces chantiers, dans la lignée des bâtisseurs de cathédrale, ancreront ce lieu de culte, fidèle à sa vocation d’église, dans le XXIe siècle.

L’éclairage intérieur de la cathédrale comporte plusieurs strates réalisées en fonction des besoins surtout depuis une quarantaine d’années. Si l’éclairage « historique » mis en place par Viollet-le-Duc au milieu du XIXe siècle est toujours présent (lustres, appliques…), celui-ci, insuffisant aux besoins contemporains, fut progressivement transformé (en particulier avec l’arrivée de l’électricité à la cathédrale en avril 1904) et complété par des ensembles de projecteurs tout au long du XXe siècle, jusqu’aux derniers travaux réalisés comme l’éclairage de la clôture du chœur de la cathédrale en 2006.

La plus grande partie de ces compléments à l’éclairage « historique » date des années 1970 et 1980. L’installation est énergivore et proche aujourd’hui de l’obsolescence.

Le projet de rénovation se limite au seul éclairage dit « scénique » de la nef, du transept, du plateau liturgique et du chœur de la cathédrale et constitue en la mise en place d’un réseau de projecteurs installés dans les tribunes.

Les objectif fondamentaux de ces travaux sont :

  • fiabilité des équipements, sécurité ;
  • qualité de l’éclairage et respect visuel de la vocation spirituelle du monument ;
  • discrétion visuelle des équipements et du réseau de distribution ;
  • flexibilité : éclairage ordinaire hors office liturgique, éclairage ordinaire des offices, éclairage des offices télévisés, des grands événements, des concerts spirituels… ;
  • mise en place d’une interface de commande unique pour l’ensemble de l’éclairage intérieur ;
  • économie d’énergie ;
  • économie d’entretien ;
  • possibilité d’extensions ultérieures.

L’étude fut menée par Benoit Ferré, architecte du clergé affectataire, Armand Zadikian directeur-photographique et Didier Masson du cabinet d’ingénierie éponyme, tous trois mandatés par l’Association Maurice de Sully qui assure le financement de l’opération. Furent ainsi recueillies les exigences de la cathédrale et de la Direction des Affaires Culturelles d’Île-de-France (DRAC) pour concevoir ce projet. La priorité fut donnée à l’édifice avec ses rythmes et sa verticalité avant l’aspect scénique ponctuel, se voulant ainsi d’accompagner la dimensions intérieure de la cathédrale en la respectant, en faisant ressortir sa beauté sans la transformer.

Ce chantier, validé par les Services de la DRAC, a été réalisé entre novembre 2011 et mars 2012.

©A.Zadikian